SIGURET, Christian;
Bellemare, Lucien; Bellemare, Roger; « Les
ancêtres saintongeais des familles Bellemare, Gélinas et Lacourse », édition 2005.
Nous avons reçu, au « Centre Gélinas », plusieurs demandes de nos
lecteurs pour que nous leurs donnions notre appréciation sur le livre en
rubrique, dirigé par monsieur Christian Siguret.
Voici le résultat de notre
évaluation, résumée ici par une de nos chercheur(e)s. Comme vous pouvez voir, l’ouvrage dirigé par
monsieur Siguret fait fi des découvertes que plusieurs chercheurs ont faites
lors du dernier quart du XXe siècle à propos des origines juives de notre
grande famille. Ce livre omet plusieurs
détails. Par exemple, il ne reconnaît
pas les droits d’auteur et ne tient pas compte des corrections faites par des
chercheurs à propos d’erreurs d’origines et de transcriptions. En fait, il guide le lecteur sur de fausses
pistes, causant ainsi préjudice aux personnes désirant connaître leur
ascendance ainsi qu’à ceux et celles qui ont droit à l’héritage laissé par
leurs ancêtres.
Nous estimons que les
allégations actuelles de ce livre, par l’omission, volontaire ou non, de faits
bien connus et vérifiables, portent atteinte à la vérité, à l'honneur et à la
juste considération de notre patrimoine et que, par conséquent, celles-ci font
que les intéressés (les lecteurs) deviennent en quelque sorte les victimes
d’une diffamation personnelle et historique.
De plus, le refus, intentionnel ou non, du livre de reconnaître
l’histoire réelle des Gélinas, Bellemare et Lacourse porte aussi atteinte à la
mémoire des Gélinas de tout le continent européen qui ont été anéantis par les
nazis lors de la deuxième guerre mondiale pour la simple raison que leur nom
était d’origine juive; voir «1941 – La
disparition d’Anne Gelina et des siens» et «1624
– La ville de Gelina ». Qui plus est, le patronyme Gélinas, tel que
nous le portons, a été formellement identifié par le gouvernement Français
comme étant d’origine juive. Alors,
comment peut-on comprendre que le livre se permet de réfuter ou d’ignorer de
tels faits!
Cela nous rend donc très
perplexe car monsieur Siguret est considéré par bon nombre de personnes comme
étant un chercheur émérite, et que,
d’après notre enquête auprès des autorités françaises des Archives
Départementales de la Charente-Maritime, nous avons eu la grande surprise
d’apprendre que M. Siguret n’aurait jamais eu accès aux documents originaux
qu’il prétend avoir étudié. D’ailleurs,
la direction des Archives Départementales de la Charente-Maritime nous ont
confirmé que les références avancées dans le livre de Siguret ne correspondent
nullement à la numérotation officielle ordonnée par
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« Un chercheur en
histoire doit se faire un devoir et un honneur de trouver la vérité, et
ensuite de transmettre celle-ci dans son intégralité; toute la vérité,
seulement la vérité et rien que la vérité; ni plus, ni moins. Ceci rend la
conscience tranquille d’un travail bien fait. ». Gellidius
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La recherche historique sur
les familles va bien au-delà de la recherche généalogique. Elle se doit depuis déjà un bon moment, de
tenir compte de l’utilisation de la langue française de l’époque qui nous
intéresse, de la mentalité du temps, ainsi que des faits et événements
historiques qui ont forcé ces gens à se comporter de manière telle, à protéger
la sécurité et le bien-être de leur propre famille. Toutes ces facettes sont
interdépendantes, liées entre elles, et indissociables si nous voulons
transmettre ces acquis de la manière la plus exacte, la plus complète et la
plus claire possible. Cela rend les recherches beaucoup plus difficiles et plus
longues certes, mais aussi beaucoup plus satisfaisantes.
Fouiller dans l’histoire
permet de découvrir un nouveau monde et ainsi mieux saisir l’individu
évoluant dans cet autre univers.
D’ailleurs, tel que l’a découvert un de nos chercheurs dans « 1394 - Les Juifs du Pape et le village de Séguret
», le patronyme Siguret aurait lui aussi une origine juive. Il serait intéressant et important que
monsieur Siguret épluche aussi l’histoire de son propre patronyme de façon à ce
que nous puissions mieux comprendre celle des juifs dans la France du
moyen-âge, et conséquemment mieux nous comprendre nous-mêmes.