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CRITIQUE DE L’OEUVRE LITTÉRAIRE DE :

SIGURET, Christian; Bellemare, Lucien; Bellemare, Roger; « Les ancêtres saintongeais des familles Bellemare, Gélinas et Lacourse », édition 2005.

Par : Yves Gélinas, Gatineau, Québec, Canada et

Jacques Bellemare, Shawinigan, Québec, Canada, 22 décembre 2006   

 

Nous avons reçu, au « Centre Gélinas », plusieurs demandes de nos lecteurs pour que nous leurs donnions notre appréciation sur le livre en rubrique, dirigé par monsieur Christian Siguret. 

Voici le résultat de notre évaluation, résumée ici par une de nos chercheur(e)s.  Comme vous pouvez voir, l’ouvrage dirigé par monsieur Siguret fait fi des découvertes que plusieurs chercheurs ont faites lors du dernier quart du XXe siècle à propos des origines juives de notre grande famille.  Ce livre omet plusieurs détails.  Par exemple, il ne reconnaît pas les droits d’auteur et ne tient pas compte des corrections faites par des chercheurs à propos d’erreurs d’origines et de transcriptions.  En fait, il guide le lecteur sur de fausses pistes, causant ainsi préjudice aux personnes désirant connaître leur ascendance ainsi qu’à ceux et celles qui ont droit à l’héritage laissé par leurs ancêtres.

Nous estimons que les allégations actuelles de ce livre, par l’omission, volontaire ou non, de faits bien connus et vérifiables, portent atteinte à la vérité, à l'honneur et à la juste considération de notre patrimoine et que, par conséquent, celles-ci font que les intéressés (les lecteurs) deviennent en quelque sorte les victimes d’une diffamation personnelle et historique.  De plus, le refus, intentionnel ou non, du livre de reconnaître l’histoire réelle des Gélinas, Bellemare et Lacourse porte aussi atteinte à la mémoire des Gélinas de tout le continent européen qui ont été anéantis par les nazis lors de la deuxième guerre mondiale pour la simple raison que leur nom était d’origine juive; voir «1941 – La disparition d’Anne Gelina et des siens» et «1624 – La ville de Gelina ».  Qui plus est, le patronyme Gélinas, tel que nous le portons, a été formellement identifié par le gouvernement Français comme étant d’origine juive.  Alors, comment peut-on comprendre que le livre se permet de réfuter ou d’ignorer de tels faits! 

Cela nous rend donc très perplexe car monsieur Siguret est considéré par bon nombre de personnes comme étant un chercheur émérite,  et que, d’après notre enquête auprès des autorités françaises des Archives Départementales de la Charente-Maritime, nous avons eu la grande surprise d’apprendre que M. Siguret n’aurait jamais eu accès aux documents originaux qu’il prétend avoir étudié.  D’ailleurs, la direction des Archives Départementales de la Charente-Maritime nous ont confirmé que les références avancées dans le livre de Siguret ne correspondent nullement à la numérotation officielle ordonnée par la loi.  Donc! avis aux lecteurs…

 

« Un chercheur en histoire doit se faire un devoir et un honneur de trouver la vérité, et ensuite de transmettre celle-ci dans son intégralité; toute la vérité, seulement la vérité et rien que la vérité; ni plus, ni moins. Ceci rend la conscience tranquille d’un travail bien fait. ».

Gellidius

 

La recherche historique sur les familles va bien au-delà de la recherche généalogique.  Elle se doit depuis déjà un bon moment, de tenir compte de l’utilisation de la langue française de l’époque qui nous intéresse, de la mentalité du temps, ainsi que des faits et événements historiques qui ont forcé ces gens à se comporter de manière telle, à protéger la sécurité et le bien-être de leur propre famille. Toutes ces facettes sont interdépendantes, liées entre elles, et indissociables si nous voulons transmettre ces acquis de la manière la plus exacte, la plus complète et la plus claire possible. Cela rend les recherches beaucoup plus difficiles et plus longues certes, mais aussi beaucoup plus satisfaisantes.

Fouiller dans l’histoire permet de découvrir un nouveau monde et ainsi mieux saisir l’individu évoluant dans cet autre univers.   D’ailleurs, tel que l’a découvert un de nos chercheurs dans « 1394 - Les Juifs du Pape et le village de Séguret », le patronyme Siguret aurait lui aussi une origine juive.  Il serait intéressant et important que monsieur Siguret épluche aussi l’histoire de son propre patronyme de façon à ce que nous puissions mieux comprendre celle des juifs dans la France du moyen-âge, et conséquemment mieux nous comprendre nous-mêmes.